C\’estpourquoi, dès 1948, dans l\’ancienne Tchécoslovaquie, une loi a été adoptée pour instaurer une pension sociale minimale pour ceux qui ne pouvaient pas payer leur assurance retraite.
À l\’époque, il s\’agissait de ce qu\’on appelait l\’assurance nationale, qui avait ses propres critères (tant pour les salariés et les employeurs que pour les petits commerçants et autres personnes exerçant une activité indépendante). Depuis lors, l\’assurance retraite sociale garantissait aux personnes ayant atteint l\’âge de 65 ans qu\’elles percevraient une pension de vieillesse de l\’État. L\’assurance retraite de l\’État a subi au moins dix-huit modifications pour aboutir à sa forme actuelle. Même si, pour beaucoup de gens, il s\’agissait littéralement d\’une aumône, ils devaient s\’en contenter. Des changements
fondamentaux dans l\’assurance retraite et la sécurité sociale sont également survenus le 1er janvier 1993, date de la création de la République tchèque et de la République slovaque indépendantes. En République tchèque, la loi n° 589/1992 de l’Assemblée nationale tchèque (ČNR) relative aux nouvelles cotisations d’assurance sociale et de retraite est entrée en vigueur. À cette époque, une nouvelle réforme fiscale a également été mise en place. Mais ce sont les personnes ayant vécu et travaillé pendant plusieurs années en Bohême ou en Slovaquie qui ont le plus souffert de la scission de la Tchécoslovaquie. À l\’époque, aucune décision équitable n\’a été prise en matière de retraites pour les citoyens formant des familles tchéco-slovaques ou qui, pour diverses raisons, travaillaient et vivaient en Slovaquie ou en Bohême. Il s\’agit à ce jour d\’au moins 60 000 retraités qui perçoivent des pensions proportionnelles. (Entre-temps, des milliers de retraités sont décédés).
Ainsi, alors que la pension tchèque est augmentée en moyenne de 900 CZK en 2020, la pension partielle tchèque n’est augmentée au total que de 210 CZK, par exemple. (Et ce, alors que ce retraité a travaillé 10 ans en République tchèque après la dissolution de la fédération.) Il n\’atteindra même pas le montant minimum de 371 CZK, présenté comme l\’augmentation minimale de la pension tchèque en 2020. Et sous les gouvernements précédents, ces « retraités tchéco-slovaques » recevaient une augmentation de 8 à 20 CZK. Est-ce à pleurer ? Ou à rire ? Peut-être que certains envient même ces retraités pour leurs deux pensions.
Exemple : pour ceux qui ont travaillé en Slovaquie avant la dissolution de la fédération (1er janvier 1993), c’est la Caisse d’assurance sociale slovaque qui calcule leur pension. Pour ceux qui ont travaillé après cette date en République tchèque, c’est la ČSSZ qui calcule leur pension. Les autres années travaillées dans l’autre pays sont comptabilisées au prorata. Et c\’est là que réside le « nœud du problème ». En effet, la pension calculée par la caisse slovaque est inférieure de plusieurs milliers de couronnes tchèques à celle de la République tchèque. Et tout le monde ne remplit pas les conditions pour bénéficier de la contribution compensatoire prévue par l\’article 106a de la loi n° 155/1995 Coll. sur l\’assurance pension. Quant à la revalorisation des pensions, ce sont précisément les pensions proportionnelles (tchèques et slovaques) qui sont nettement plus faibles, car elles sont calculées en pourcentage des années de service (?).